DEFILES DE PRET-A-PORTER ETE 2008

Publié le par Florence Muller

Cacharel
Jean Bousquet fêtait à l'occasion de ce défilé les 50 ans de Cacharel, célèbre pour avoir figuré parmi les pionniers du style dans le prêt-à-porter. Quelques dates sur le carton rappelaient les étapes de cette histoire. 1958: Cacharel  est lancé pour les jeunes filles de la Nouvelle Vague et pour répondre aux attentes de ce que l'on n'appelle pas encore la "mode de la rue". 1962, le chemisier en crépon Cacharel remporte un succès incroyable et Michel Delpech décrit l'attitude mode du moment dans une de ses chansons: "une minijupe, deux bottes Courrèges,... un Cacharel..." . 1970: Jean Bousquet réinterprète le motif Liberty of London et ses parterres fleuris à l'infini en chemisiers hautement désirables. Toute personne concernée par la mode se doit de porter un "cacharel". 1978: Le parfum Anaïs Anaïs fait un malheur avec son concentré d'époque: romantisme, retour à la nature, amour libre... 2008: le duo Eley Kishimoto a pris la relève du style Cacharel avec toujours beaucoup d'imprimés, des petites pièces faciles, des cotonnades, de la fraîcheur et de l'insouciance... Au final du défilé une quarantaine de rééditions des années 70 apparaissaient... le moment de verser une petite larme sur ce symbole de charme et de joie synonyme des années Cacharel !

Ces rééditions seront disponibles dans les magasins la saison prochaine... mais en série limitée.

 
Modèle d' Eley Kishimoto pour Cacharel:
 

 
Rééditions Cacharel des années 70:
 

 
Jean Bousquet saluant au milieu de ses mannequins portant les rééditions Cacharel des années 70:
 

 
Christian Dior
On est loin des virtuosités de la dernière collection de Haute Couture Dior. Mais cette collection est très plaisante par son esprit léger et agréable à regarder: buste bien net, taille fine, et jupe dansante qui font une très jolie silhouette. Avec une citation des années 80 qui va aux meilleures sources, celles d'Azzedine Alaïa, de Gaultier, de Mugler. Très agréable de voir des réinterprétations des robes de patineuses, des transparences, des corsets sculptés à la Alaïa ou des coiffures à l'Africaine de Thierry Mugler (Hiver 1987)... tout cela sur fond d'éléments très Dior: veste à poches basculées, fine ceinture à la taille, épaules bien profilées... et sans nostalgie ! Beaucoup de chairs à nu... alors s'interrogent déjà les observateurs, comment Carla Bruni-Sarkozy pourra-t-elle s'habiller pour ces prochaines sorties officielles ? Une suggestion: elle pourrait "inverser" et prendre du Hermès pour le jour et du Dior pour le soir !

 
Robe en maille de dentelle: 
 


John Galliano avec une tenue ultra-sobre:
 

 
Yohji Yamamoto
Tous les fondamentaux de la maison étaient là sur le podium: le noir, les jupes aux chevilles, les souliers plats, les grandes vestes, le noir et le blanc et la crinoline au final. Plus souples et cosys que d'habitude, plus cocooning que fait pour affronter la dure vie citadine. Les mélopées au piano endormaient déjà l'atmosphère de la grande halle du Carreau du Temple.

Du noir avec juste le pointillé des coutures balnches:
 

Publié dans Mode

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eleonora 20/12/2008 23:26

Les photos sont extraordinaires..bravo