SUITE 04 DES DEFILES DE LA SEMAINE PARISIENNE DU PRET-A-PORTER HIVER 2008-2009

Publié le par Florence Muller

La maison Révillon, la plus ancienne dans le monde de la fourrure, a été rachetée en janvier 2007 par le fourreur Yves Salomon qui a nommé à la direction artistique Peter Dundas en remplacement de Rick Owens. Yves Salomon ambitionne de redéployer cette marque au passé prestigieux vers le grand luxe marié à un sens affirmé de la mode. Le très charmant ex-designer d’Emanuel Ungaro vient de prouver qu’il était parfaitement à la hauteur de cette mission. Cette première collection est hyper sophistiquée dans le traitement de la fourrure et a demandé plusieurs mois de recherches et de mises au point. La matière est littéralement sculptée et révèle ainsi toutes les nuances de couleurs et de reflets que possède naturellement la fourrure. Un maître fourreur a patiemment traduit les projets du designer dans de savants travaux d’incrustions ou de rasage. Tellement beaux que les manteaux ne sont pas doublés pour que l’on puisse admirer l’effet de marqueterie à l’intérieur. Toute la collection présente une identité forte avec une thématique développée sur chaque silhouette d’une façon très cohérente. Le grand nord, les Inuits, Peter Dundas n’est pas étranger à ces mondes glacés (il est norvégien). Il en livre des versions très crédibles pour des froids moins polaires… et très désirables. Aux volumes mousseux des manteaux et vestes répond la légèreté de robes en mousseline imprimée. Fourrure et motifs se mêlent, les jambes nues sont encore réchauffées par de superbes bottes à talons hauts.

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Défilé Lutz
 
Lutz Huelle, saison après saison, enrichit les fondements de son style en explorant de nouvelles pistes. Il donne de nouvelles lectures de ses principes de vêtements favoris : robes intermédiaires entre le pull, l’écharpe et l’étole, le trench coat, les superpositions de maille et de mousselines… Pour l’hiver 2008-2009, tout cela va dans le sens d’une coupe plus ample, à larges emmanchures qui évoquent le kimono. Une ceinture à nouer ne retient que partiellement, devant, cette ampleur qui reste ailleurs très libre et mouvante.

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Marithé et François Girbaud
 
Les silhouettes, avec de lointaines références au Directoire, dans leurs proportions à taille haute et basque échancrée vers l’arrière, restaient bien ancrées dans la réalité contemporaine et urbaine avec de solides bottes dérivées de la panoplie des motards. Ca et là, quelques robes de mousseline apportaient un peu de légéreté et de féminité à une collection fille-ou-garçon, selon une orientation déjà engagée la saison dernière.

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