LA HAUTE COUTURE DU CHOCOLAT A L'IFM

Publié le par Florence Muller

Le grand chocolatier belge, Pierre Marcolini, est venu présenter à l’IFM, mercredi 12 décembre, son travail de création de véritables bijoux de confiserie en compagnie du designer Yan Pennor’s. Au fil de leur conférence, les relations entre la haute couture et la haute chocolaterie se dégageaient sur de multiples thèmes : nécessité de la création et de l'innovation tant dans les formes que dans les produits, recherche de l'excellence dans tout le processus depuis le sourcing le plus recherché jusqu'à l'emballage le plus sophistiqué. Du Mexique à Madagascar, le chocolatier sélectionne lui-même les fèves et les travaille de façon artisanale jusqu’au produit fini. Le designer Yan Pennor’s expliquait comment l'idée de l'emballage de base de la marque lui était venue. Il pensait à l'expression familière  "prendre un carré de chocolat", en réalisant qu'aucun carré de chocolat n'étaient vraiment carré mais.... rectangulaire ! Il s'est donc lancé dans le design d'une plaque de chocolat carrée, découpée en carrés. Il voulait que chaque carré soit gravé d'une des lettres du nom du chocolatier. Restait une difficulté, Marcolini s'écrivait avec deux "L". Pierre Marcolini n'a pas hésité à l'autoriser à retirer un "L" pour que le nom de la marque tienne dans cette découpe géométrique.
 
Une même quête de pureté et de graphisme préside à la création des boîtiers de présentation des chocolats élaborés comme des pâtisseries. Pierre Marcolini et Yan Pennor’s élaborent des boîtiers aussi élégants que des coffrets à bijoux. En choisissant le noir, le blanc et le gris, les deux créateurs s’éloignent volontairement des codes couleurs traditionnels du chocolat. Une collaboration avec la maison Delvaux, le Hermès belge, s’inspire du principe des malles de voyages d'autrefois, composées de plateaux superposés. 
 
Dans un beau livre consacré à l'univers de Pierre Marcolini, disponible uniquement dans les boutiques de la marque (« Eclats », Editions les Chocolats de l’Iris), les photographies de Serge Anton interprètent parfaitement la beauté des chocolats et de leur présentation. Le plaisir esthétique rejaillit sur la promesse de la délicatesse de la dégustation. Coffret de bijoux ou palette de maquillage, on se prend à confondre la sensualité de tous ces domaines du luxe (on sait d'ailleurs que certaines maisons de luxe consultent des chocolatiers pour obtenir un fini parfait de leur boîtes à fards).
 
 
http://www.serge-anton.com/

Pierre Marcolini explique le principe d’un original coffret de découverte du processus de fabrication du chocolat et de la différence entre les fèves, leurs provenances, leurs traitements....:
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