FASHION WEEK DE PARIS

Publié le par Florence Muller

Isabelle Marant
Comme toujours les filles d'Isabelle sont très belles. Marchant d'un pas assuré, sûres de leurs silhouettes allongées, fines et nerveuses. Le teint nature, pas de maquillage, les cheveux lâchés au hasard, et certainement pas embarrassées par leurs vêtements qui leur donnent de l'assurance : tunique ethnique chic, caleçon légèrement jodpur, treillis courts, et des matières douces et sensuelles. 

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Christian Wijnants
Le créateur belge présentait en off dans la Galerie Nikki Diana Marquardt, Place des Vosges, sa collection sous forme d'une exposition vivante. On retrouve son goût pour les graphismes géométrique dans des des motifs de triangles traité en paillettes sur fond de gaze pour des blouses ou des micro jupes, des rayures à espacement variables créant un effet vibratoire sur de la maille et un travail de torsions dérivés du noeud de paréo formant des jupes drapées sur le devant.

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Catherine Malandrino
Dans une suite du Plaza, Catherine Malandrino présentait sa collection dans une ambiance feutrée, loin du bruit des podiums. Confortablement assis, muni d'un coupe de champagne, chaque invité pouvait apprécier la collection ne défilant rien que pour lui... un peu à la manière des défilés de haute couture d'autrefois, quand les mannequins de cabine "passaient" les robes pour chaque cliente. Un moment très agréable.

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Fatima Guerout
Une histoire toute simple de petites robes, blouses ou jupes coupés dans le biais dans des matière fluides.

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Commuun
Ce duo de japonais qui vit à Paris, crée des collections depuis plusieurs saisons mais défile pour la première fois. Kaito Jori, un ancien de l'Institut d'Art d'Arnhem et Iku Furudate, brillante élève de la Bunka School de Tokyo puis de la Central Saint Martins de Londres, se sont rencontrés à Paris et y ont achevé leurs années de formation. Kaito a travaillé chez Balenciaga et Iku chez Sharon Wauchob et Anne Valérie Hash. Le duo a gagné un prix au Festival d'Hyères et vient de remporter la bourse de création de l'ANDAM pour sa collection de l'été 2008 (40 000 euros du Groupe LVMH et de Longchamp). Une apparence de minimalisme, des structures élaborées pour des robes nuages, des surprises entre le devant et le dos dans le balancement de volumes étroit puis amples, de bustier qui se lachent dans le gonflement de matière aériennes.

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Martin Margiela
A Bercy, l'équipe de Margiela  acccueillait comme d'habitude le public en blouse blanche, l'uniforme symbole de la haute couture adopté par le créateur belge depuis ses débuts. Des bouteilles de vin circulaient, les spectateurs attendaient sur les hauts gradins métalliques que la maison a adoptés voilà quelques saisons. Puis les mannequins sont apparus, les yeux "bandés" de lunettes masque noires, allusion à la tendance récurrente de Margiela de protéger l'anonymat des filles par des voiles, capuchon ou bandeaux. Des vêtements minimum en jersey stretch noir, blanc ou peau jouant comme une signalétique mouvante sur la chair nue. Ou comment rendre spectaculaire un rien ou presque rien !
Puis des bustes à épaules flèches pointées dans le noir, dans la pénombre des bords du podium, montés sur des jambes gainées de cuissardes moelleuses ou sur des jeans en "dentelles" de déchirures.

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AF Vandevorst
Au centre de la grande salle de Bercy, le duo belge avait installé les sièges en formant un immense cercle. Les mannequins descendaient des gradins éclairés autour par des poursuites, puis rejoignaient le cercle, dans un bel effet scénique. Prologue en jersey chair ou blanc mis sous verre de manteau de plastique transparent. Puis des robes sages contrariées par des corsets signature de la marque ou par de hautes ceintures. Enfin des robes du soir en tissu coulant sur le corps.

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Yohji Yamamoto
Au Carreau du Temple, Yohji Yamamoto montrait le nouveau chapitre de son ode à la rencontre des genres masculin-féminin. Des pantalons se transformaient en demi-jupes à crinoline se balançant souplement sur les côtés, des vestons mutaient en blouses. L’argent se mêlait au noir profond, couleur fétiche du créateur japonais, relevé par le rouge éclatant du podium.
Les perruques maraient la banane Rockabilly sur le front, la nuque rasée à la Louise Brooks derrière et des nattes savamment éméchées tout autour en guirlandes.

 

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