Vendredi 31 juillet 5 31 /07 /Juil 08:00
Paris en juillet !

Espoir en Août... avant un septembre radieux !

Par Florence Muller - Publié dans : Air du temps
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Mercredi 29 juillet 3 29 /07 /Juil 08:00
Le 9 juillet dernier, Didier Grumbach, Président de la Fédération de la Couture Parisienne recevait dans les jardins du Palais Galliéra les invités de la semaine de la Haute Couture. Soirée traditionnelle où le monde de la mode se retrouve avant l'été à la fin des défilés de couture. Mais cette fois-ci, ce moment prenait une tournure exceptionnelle celui de l'anniversaire des cent ans de Mademoiselle Carven, la couturière des jeunes filles modernes de l'après-guerre. La couture et l'élégance conservent, c'est évident quand on voit l'allure de Carven fêtant ses cent ans, comme si le temps n'avait pas passé sur cette presque jeune femme, parfaite dans son tailleur vert et blanc aux couleurs de son célèbre parfum Ma Griffe lancé en 1946.





 
Par Florence Muller - Publié dans : Mode
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Lundi 27 juillet 1 27 /07 /Juil 08:00
La salle était partagée entre les applaudissement et les "hou, hou"... Fallait-il huer ou applaudir à cette création " Am Anfang" commandée par Gérard Mortier à l'artiste allemand Anselm Kieffer pour fêter les vingt ans de l'Opéra Bastille ? Sans doute ni l'un , ni l'autre. Après un très beau prologue construit autour d'une carte géante représentant le croissant fertile, le rideau se levait sur un impressionnant décor de tours de bétons en ruine, dans l'esprit de l'oeuvre exposée par Kieffer au Grand Palais dernièrement. Pour la première fois, les cinq scènes de l'Opéra étaient investies par un décor géant créant une perspective presque réelle de rues d'une ville imaginaire après un cataclysme. Saisissant. Puis une récitante entamait une litanie de textes "bibliques" sur la musique de Jörg Widmann, tandis que des êtres vêtus de housses de bure et de masques (anti-poussière ?) frottaient ou cassaient des pierres et assemblaient au ralenti des briques...Au bout d'une heure, l'action ainsi suspendue au rituel de construction et à l'énoncé lancinant de catastrophes, apocalypse et autres réjouissances, on finit par trouver la lenteur plus ennuyeuse que magnifiquement poétique. Reste néanmoins en mode allusif, l'idée belle des mondes qui meurent, des civilisation qui s'enfouissent inexorablement dans le sable des déserts de l'oubli, de la fragilités de nos existences, mais de de la permanence des briques de construction de nouvelles villes, d'empires futurs. 







 
Par Florence Muller - Publié dans : Spectacles
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Vendredi 24 juillet 5 24 /07 /Juil 08:00

Pascal Gautrand, actuel pensionnaire de la Villa Médicis, en tant que Créateur de Mode, a conçu et organisé une exposition au Musée Galliéra autour d’une réflexion sur la standardisation et ses limites dans le système de la mode. Pour répondre au postulat suivant « L’atelier de production peut-il jouer en partie le rôle du studio de production ? » il a invité à collaborer à ce projet le lycée technique Paul Poiret. Les élèves participaient à un atelier permettant d’explorer cette idée. L’élaboration d’une collection de mannequins-poupées de tissu leur a permis à chacune d’expérimenter le caractère unique de ses composants. Chaque groupe d’élève réalisait une partie des poupées qui étaient ensuite assemblées. Chaque élément de textile choisi par chaque étudiant apportait une touche individuelle à une collection pourtant standardisées. Une belle manière de faire comprendre à ces classes de futures techniciennes de la couture que la technique participe activement à la création et que sans les innovations dans la technique, le style de la mode ne pourrait évoluer.

13 & 14 juin 2009. Musée Galliéra.









 

Par Florence Muller - Publié dans : Mode
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Mercredi 22 juillet 3 22 /07 /Juil 08:00

La veille des défilés de Haute Couture, la fondation Cartier inaugurait l’exposition Graffitis. Un sujet né dans les bas quartiers, face à une célébration symbolique des beaux quartiers. Mais pourquoi pas ! puisque cette expression artistique née aux Etats-Unis à la fin des années 60 allait devenir un art à part entière sous l’influence notamment de Basquiat et Keith Haring.

Le sujet est traité en trois temps : en haut, des œuvres contemporaines et une salle de projection et au sous-sol une exposition rétrospective, la partie la plus passionnante de cet événement. De nombreux documents, et surtout beaucoup de films, documentaires et vidéos dont certains cultes dressent le décor, l’ambiance, le cadre de cette « culture » qui englobait la peinture urbaine mais aussi le break dance, le rap et le hip hop. La presse de l’époque, les instruments des graffeurs, leurs carnets de croquis, pleins de photos vous plongent dans les rues de Brooklyn et du Bronx des années 70-80 et en donnent la vision déformée et scandaleuse des journaux bien pensants qui assimilent ces artistes à des délinquants.
Aperçus dans le jardin de la fondation : Tricky et Jacques Toubon et des stars du graffiti.

Jusqu’au 29 novembre 2009. Fondation Cartier. 261 Bd Raspail 75014 Paris.




 





 

Par Florence Muller - Publié dans : Art
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Lundi 20 juillet 1 20 /07 /Juil 08:00

Comme souvent chez Jean Paul Gaultier, on est embarqué dans une histoire, autrement dit en terme de mode, un thème et il vous le raconte du premier modèle jusqu’au dernier passage. Ce sont souvent de belles histoires comme celle des stars de cinéma que propose sa Haute Couture de l’hiver 2009-10. Les beautés hollywoodiennes renaissent sous son coup de baguette magique mais habillées d’un vestiaire très JPG : des marines, des trench-coats, des smoking, des costumes rayés, des corsets… Fourrures et salopettes, blazer et plumes, belles épaules et beaux lâchés de mousseline. De Louise Brooks à la cyber-punk de Blade Runner, des « dames du Bois de Boulogne » à Barbarella, de Marlène Dietrich à Brigitte Bardot, cette galerie de stars était le prétexte à des virtuosités : corset-armures bâtis sur des puzzles de losanges qui se prolongent en souffle de soie, robes sirènes fluides ou caparaçonnées, broderies en marqueterie, fourrures distraitement traînées sur le podium… Et comme toujours le sentiment d’avoir raté une partie du spectacle : les « fugitives », les robes passées trop rapidement. A la fin, sur le voile de la mariée , apparaissaient les visages de ces héroïnes, qui allaient ensuite s’inscrire dans un ciel étoilé en fond de scène, selon un dispositif vidéo mis au point par Laurent Pernot.

 







 

Par Florence Muller - Publié dans : Mode
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Mercredi 15 juillet 3 15 /07 /Juil 08:00

Vanessa Seward, Directrice artistique d’Azzaro, recevait ses amis à l’occasion du lancement d’une mini collection conçue avec le duo d’artistes-dessinateurs et illustrateurs Olivier Kuntzel et Florence Deygas. Cette collaboration a donné naissance à un ensemble d’objets séduisants, trench-coat ourlé de brillants, deux foulards en bleu et blanc, un sac, et une édition limitée du parfum Azzaro. Ces objets mêlent l’esprit hyper chic Azzaro-Vanessa à la signature graphique de l’agence Kuntzel + Deygas connue pour ses génériques de films de Spielberg, ses créatures, Caperino & Peperone, et ces « mises en image et en boîte » artistiques. Avec un titre « La Poupée et son ours » porteur de dualité aux réminiscences cinématographiques. En 1969, dans le film de Michel Deville, la poupée, Brigitte Bardot, tentait de séduire l’ours, Jean Pierre Cassel. Une très jolie soirée avait lieu dans le studio-atelier du duo, intimiste et élégante, vins fins, dégustations de chocolats de Pierre Marcolini… loin des « zim-boum-boum «  des « partys » de marques.







 

Par Florence Muller - Publié dans : Mode
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Lundi 13 juillet 1 13 /07 /Juil 12:30

C’est mal tombé, les rares journées chaudes à Paris de ce début d’été correspondaient au calendrier de la Japan Expo. Résultat, toute la partie centrale des Halls du Parc des Expos de Villepinte étaient intenable tellement la climatisation peinait à rafraîchir l’atmosphère. Puis, en fin de journée, le RER avançant au ralenti pendant une heure de Villepinte à la gare du Nord, pour d’obscures raisons techniques, achevait d’épuiser les participants néanmoins pleins d’enthousiasme de cette 10ème édition. Mais c’était toujours un coup d’œil étonnant, des costumes élaborés, des millions de regards échangés, dans la complicité de rêves rendus à la réalité du vécu.

Une nouveauté : le stand « Host Club » inspiré, en version ado, des geishas et des escort boy japonais qui jouent les hommes de compagnie auprès de femmes seules. Le principe : des garçons super mignons offrent leurs services d’hôtes de charme aux jeunes filles. 1 euros pour une photo en leur compagnie, 5 euros pour une demi-heure de conversation et 10 euros pour une heure de conversation. Un attroupement indécis stationnait en permanence devant le stand. Même au second degré, la plaisanterie sonne un peu limite ! De temps en temps, les garçons soulevaient le rideau rouge pour attirer les « clientes », tentées mais intimidées.









 

Par Florence Muller - Publié dans : Air du temps
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Jeudi 9 juillet 4 09 /07 /Juil 08:00

C’était le cocktail à ne pas manquer du premier jour de la semaine réduite à trois jours de la Haute Couture. Vincent Darré qui a été le directeur artistique de nombreuses marques de luxe, Fendi, Moschino ou Ungaro, fêtait sa première de métamorphose en créateur de design. Ines de la Fressange recevait les très nombreux amis du créateur dans le cadre assez fou d’un cabinet des curiosité peuplé de meubles aux formes organiques, d’objets à la Dali, de squelettes reformulés en lampes ou tables ou chaises. Des séries limitée, des signatures d’invités dont celles de Valérie Lemercier ou Marie Brandolini. L’espace est petit mais plein de toute l’énergie dégagée par ces meubles inspirés d’anatomies humaines aux discours étranges chuchotés... Un designer radieux bien entouré de nombreux amis dont Christine Scott Thomas, Nicolas Ghesquière, Pierre Hardy, Christian Louboutin, Farida, Fifi Chachnil, Sarah Lerfel de Colette, Olympia Le Tan, Vanessa Seward, Bertrand Burgala, Marie Perron, Mario Testino… et bien d’autres encore !

Maison Darré. 32 rue du Mont Thabor. 75001 Paris.

 








Par Florence Muller - Publié dans : Design
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Mardi 7 juillet 2 07 /07 /Juil 23:50

Enki Bilal a pris une décision radicale et sans précédent. Il met en vente chez Artcurial, le 19 septembre prochain, tous les dessins originaux de son dernier album « Animalz », un western métaphysique flottant sur une eau en voie de disparition, au bord de nul part. Je dis bien TOUS les dessins, c’est-à-dire 350 œuvres originales ! En attendant cette vente aux enchères exceptionnelle, l’ensemble de ces dessins fait l’objet d’une exposition ouverte au public à partir du 8 juillet et jusqu’au 10 septembre 2009, accompagné du film « Cinémonstre » et d’une longue interview accordée par Enki Bilal à Serge Lemoine. Le célèbre dessinateur voit cet événement comme un geste nouveau, une sorte de déconstruction de son œuvre ou une distanciation entre lui-même et la matérialité de son art. En d’autres termes, se libérer du poids physique et affectif de l’archivage.

Artcurial. du 8 juillet et jusqu’au 10 septembre 2009. 7 rond Point des Champs Elysées.









 

Par Florence Muller - Publié dans : Art
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